Ethique du prospecteur
HIstoire vécue de la prospection
Actualité trésoraire
Exposition au British Museum
Les trésors existent
Pourquoi choisir C-SCOPE ?
.Existe-t-il un détecteur idéal ?

Ethique du prospecteur

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Pour certains, la prospection est une passion, un Art qui a généré des règles qu’il convient de respecter.

Vous possédez un détecteur C-SCOPE – ou vous en posséderez un bientôt – avec lequel vous pouvez littéralement voir ce que les yeux ne peuvent, voir en dessous de la surface du sol. C’est un instrument fantastique qui vous met face à l’inconnu en mettant au jour des objets aux fonctions indéterminées et parfois mystérieuses.
Mais l’éthique du prospecteur doit être respectée. Vous êtes les ambassadeurs de la détection, fiers de votre passion et armés de votre C-SCOPE au charme très " british ", soyez les " gentlemen " de votre loisir.

Il existe quelques règles fondamentales pour utiliser votre détecteur en toute sérénité et profiter pleinement de votre loisir.

La première règle est de ne pas interférer avec l’archéologie : respect absolu des sites archéologiques et de la loi du 18.12.1989 qui est parfois une contrainte pour notre loisir mais qui en assure aussi la pérennité. En protégeant le patrimoine archéologique nous protégeons aussi notre loisir et notre passion.

La seconde règle est de suivre les " 10 Commandements du Prospecteur " que vous trouverez sur notre site : ils vous permettront de détecter tranquillement, en toute sécurité, respectueux du travail et de la propriété d’autrui et d’être ainsi l’ambassadeur de votre loisir, ce qui vous permettra à terme d’obtenir de nombreuses informations – nerf de la guerre en détection-, de vous faire de nouveaux amis qui partageront votre passion et de participer au développement du loisir de la détection.

Histoire vécue de la prospection

A l’aide d’un détecteur C-SCOPE type CS-8-SST à micro-processeur, le digne prédécesseur du fabuleux NEW FORCE R1, Edward, en cours de prospection au cœur d’une forêt du Kent, " sortait " un superbe angelot de bronze acéphale, d’époque probablement médiévale.
Cet ange a été trouvé au bord d’un chemin à proximité d’un arbre.
Quelques heures plus tard, la barrette de LED lumineux de son CS-8-SST indiquait la présence d’un objet non-ferreux à une profondeur de près de 20 cm environ encore enfoui au pied d’un arbre ; décidément les arbres sont du " pain béni " pour les prospecteurs et les racines des aides précieuses pour faire remonter les objets.

Un balayage de localisation précise de l’objet-cible , du travail de précision au casque et quelques coups de piochon plus tard, un magnifique dizainier recouvert d’une feuille d’argent et surmonté d’un crucifix avec l’inscription " INRI " sortait des ténèbres. Cet objet religieux datant probablement du début du XX ème siècle sortait de l’oubli et Edward imaginait l’attitude et la physionomie de la personne pieuse qui avait égaré cet anneau et tentait de reconstituer la prière à laquelle invitait ce dizainier.
Il reste émouvant d’extraire du sol de tels objets : c’est là que la prospection confine à la magie, sortilèges du passé et provoque l’émotion trouble de faire renaître des témoignages de la ferveur religieuse des temps jadis.

Actualité trésoraire

Une décision judiciaire historique est intervenue le 23 Novembre 1999. Deux fouilleurs clandestins (activité condamnable éthiquement) ont mis à jour des objets archéologiques allant de la période celte à la période mérovingienne. L'Etat s'est porté partie civile afin de récupérer la totalité du trésor et faire condamner les fouilleurs clandestins. Or aussi incroyable que cela puisse paraître, la chambre criminelle de la Cour de cassation a rejeté le pourvoi de l'Etat, mieux encore, la dite Cour a ordonné la restitution pure et simple de toutes les pièces archéologiques mises sous scellés à leurs inventeurs... C'est une grande première en France, d'autant plus qu'il ne s'agit pas d'une découverte fortuite. Cette décision s'explique en fait par les carences de la loi du 27 septembre 1941, qu'il serait bon de réviser, afin d'éviter ce genre de situation qui semblerait encourager les pillards de site archéologiques qui nuisent tant à la majorité des prospecteurs honnêtes.
Voici des extraits de cette Loi toujours en vigueur qui se heurte avec celle du 18 Décembre 1989 ( que chaque prospecteur connaît bien ) notamment en raison de l'article 16 de la Loi du 27 Septembre 1941.

EXTRAITS DE LA LOI DU 27 septembre 1941

Article 1er : Nul ne peut effectuer sur un terrain lui appartenant ou appartenant à autrui des fouilles et des sondages à l'effet de recherche de monuments ou d'objets pouvant intéresser la préhistoire, l'histoire, l'art ou l'archéologie sans en avoir au préalable obtenu l'autorisation. La demande d'autorisation doit être adressée au préfet de région; elle indique l'endroit exact, la portée générale et la durée approximative des travaux à entreprendre. Dans les deux mois qui suivent cette demande, et après avis du conseil supérieur de la recherche archéologique, le préfet de région accorde, s'il y a lieu, l'autorisation de fouiller; il fixe en même temps les prescriptions suivant lesquelles les recherches devront être effectuées.

Article 16 : Le ministre des Affaires Culturelles statue sur les mesures à prendre à l'égard des découvertes de caractère immobilier faites fortuitement. Il peut, à cet effet, ouvrir pour ces vestiges une instance de classement. La propriété des trouvailles de caractère mobilier faites fortuitement demeure réglée par l'article 716 du code civil; mais l'Etat peut revendiquer ces trouvailles moyennant une indemnité fixée à l'amiable ou à dire d'expert. Le montant de l'indemnité est réparti entre l'inventeur et le propriétaire, suivant les règles du droit commun, les frais d'expertise étant imputés sur elle. Dans un délai de deux mois à compter de la fixation de la valeur de l'objet, l'Etat peut renoncer à l'achat; il reste tenu, en ce cas, des frais d'expertise.

Tous les prospecteurs sont invités à se documenter de façon détaillée et approfondie pour bien connaître les limites de leur activité de loisir et les droits et devoirs qui s’y rattachent.

UNE EXPOSITION EXCEPTIONNELLE AU BRITISH MUSEUM

Un événement incroyable a eu lieu récemment en Grande Bretagne, au British Museum de Londres. En exposant une extraordinaire collection d’objets précieux découverts par des prospecteurs munis de détecteurs de métaux, le British Museum a mis l’accent sur le formidable bond en avant que peut faire l’archéologie et donc l’histoire du royaume de Sa Gracieuse Majesté, grâce à une collaboration fraternelle entre les archéologues anglais et les prospecteurs et ceci depuis plus de 20 ans.

On pouvait y admirer de merveilleux trésors, notamment :

Le trésor de Mildenhal d’argenterie romaine
La tasse en or de Ringlemere, datée de 1500 ans avant J.-C., découverte avec le tout nouveau CS 1220 R et vendu pour la coquette somme de 400 000 euros !
Le trésor de monnaies d’or de Winchester.

Le visiteur découvrait également des kilos de torques celtes en or, des kilos de broches de l’âge du fer. En tout, environ 15 000 monnaies d’or, d’argent et de bronze du XIVe siècle. Et une multitude d’artefacts d’or, d’argent, de bronze, de cuivre, de plomb, de fer, d’étain, allant de l’âge du fer au XIXe siècle.

Les détecteurs C-SCOPE ont largement contribué à la mise au jour de ce flot de découvertes sans précédent dans l’histoire de l’Europe. Une telle exposition en France, est – pour l’instant - impensable. En Angleterre la Loi du Treasure Act votée en 1996 par le Parlement de Sa Majesté permet au public de profiter des découvertes par le biais de telles expositions mais aussi aux prospecteurs de valoriser leur savoir-faire et leurs connaissances.

Nous pouvons rester songeur quant à la quantité d’objets qui restent encore sous le sol du Royaume Uni, c’est même extraordinaire, et dépasse les prévisions les plus optimistes. La détection électromagnétique à encore de beaux jours devant elle en Angleterre. L’apport à l’archéologie est sans égal, sans les prospecteurs, la science n’aurait pas avancé aussi rapidement, et la compréhension des habitats celtes et romains a permis une avancée sans précédent. Nous espérons que prochainement que le législateur français épousera la vision de nos voisins britanniques, en votant un Treasure Act inspiré de leur modèle. La détection en Angleterre est devenue le fer de lance des recherches en des endroits où l’archéologie n’a pas le temps d’entreprendre des fouilles à grande échelle. Précieux auxiliaires, les prospecteurs sont soutenus et valorisés par les autorités. C’est un exemple à suivre, et un espoir pour qu’en Europe continentale, cela change un jour dans le sens d’une collaboration officielle et en toute liberté. Une fois de plus, la Grande Bretagne est en avance sur le continent.

Autre impact de cette loi, les fabricants de détecteurs de métaux britanniques, offrent des machines de plus en plus performantes, grâce à l’écoute à la fois des prospecteurs et des archéologues unis vers un objectif commun. Jamais les détecteurs n’ont été autant à la pointe du progrès, et plus que jamais, sont de fabuleuses machines à remonter le temps.

Jonathan.

Quelques citations :

" Il est curieux de constater combien ces notions de trésors, parlent à l’imagination "
René Joffroy.

" En détection comme en tant de passions , l’exercice est la clef de la réussite "
Proverbe britannique ?