Qu'est-ce qui se cache sous le capot d'un détecteur de métaux ? Comment fonctionne le principe de la détection ? Ces questions, vous vous les êtes sans doute déjà posées. Il serait pourrait même que, malgré votre longue expérience dans le milieu de la détection amateur, vous n'avez jamais vraiment pris le temps de comprendre comment tout cela fonctionnait !

 

Anatomie d'un détecteur de métaux

Un détecteur de métaux se compose des éléments suivants :

  • un boitier de contrôle, généralement doté d'un écran et d'un haut-parleur intégrés ;
  • une canne, le plus souvent télescopique, afin de faciliter son rangement ;
  • une tête de détection (ou disque) reliée au boitier par un fil. Quelques rares détecteurs sont dépourvus de fil, à l'image du XP Deus.

detecteur de metaux histoire

Détecteur de métaux utilisé pour trouver les bombes inexplosées en France après la Première Guerre mondiale (1919)

 

Quel est le principe de la détection ?

Le fonctionnement d'un détecteur de métaux très basse fréquence (VLF), le modèle le plus répandu dans le domaine de la détection, repose sur l'induction électromagnétique. Voici comment les détecteurs de métaux tirent parti de ce phénomène, découvert par Michael Faraday en 1831.

La tête du détecteur contient une bobine émettrice et une ou plusieurs bobines réceptrices. La bobine émettrice diffuse un signal radiofréquencé qui génère un champ électromagnétique. Les objets métalliques qui entrent alors en contact avec ce champ magnétique créent une perturbation. Si elle est assez importante, cette perturbation du signal alors est captée par la ou les bobines réceptrices.

Le courant est ensuite amplifié, traité et converti par l’appareil en informations visuelles et sonores qui permettent au prospecteur d'identifier la présence d'un objet métallique intéressant.

À noter que le signal reçu est soumis à un "décalage de phases" (c'est-à-dire un délai entre le signal émis et le signal reçu) plus ou moins important en fonction de la taille, de l'épaisseur et de la nature de l'objet détecté. Les cibles très conductrices, comme celles constituées d'argent, de cuivre ou d'or, présentent en effet une certaine résistance qui génère ce décalage.

À l'inverse, les "mauvais conducteurs", également nommés "ferro-magnétiques", du fait de leur tendance à se magnétiser, génèrent un décalage de phases très faible, voire complètement nul. Les sols fortement minéralisés sont particulièrement représentatifs de ce phénomène.

Le décalage de phases est donc un bon indicateur pour se faire une idée assez précise de la nature d'un objet sans avoir à sortir son piochon. Et c'est là qu'entre en jeu le principe de discrimination qui permet au détecteur de ne retenir qu'une certaine valeur de décalage de phases ou une plage de valeurs pour faciliter les recherches du prospecteur.

Par ailleurs, certains détecteurs sont dotés d'un système de compensation des effets de sol. Celui-ci permet tout simplement au détecteur d'annuler les effets du signal généré par les minéraux contenus dans les sols.

disque avec ces bobines

Disque de détection ouvert avec ces bobines

 

Les différents disques de détection

On recense différents types de têtes de détection qui se distinguent notamment sur le plan de la précision, de la sélectivité, de la puissance et de la taille. Voici les principaulesdéclinaisons de ces éléments indispensables à la détection de loisir :

  • Modèle très répandu, le disque concentrique émet un signal en forme de cône. Précis et sélectif, il nécessite toutefois un balayage très méticuleux.
  • Le disque DD (ou Widescan) envoie un signal puissant sur une grande surface et une grande profondeur. Il est particulièrement indiqué pour une recherche en milieu minéralisé.
  • Plus large que la tête concentrique classique, le disque spider concentrique ressemble à un DD, mais conserve

Pour finir une vidéo explicative du fonctionnement très bien faite par Comment C'est Fait - Les Détecteurs de Métaux :